L’Esthétique de la résistance

d’après le roman de Peter Weiss
adaptation et mise en scène Sylvain Creuzevault



durée 4h (2 entractes compris : 1h05 / entracte / 1h / entracte / 1h15)

1er – 16 mars 2025

Odéon 6e
Le spectacle affiche complet mais des places sont suceptibles de se libérer le jour de la représentation : inscrivez vous sur place au guichet sur la liste d'attente ouverte 2h avant la séance.

avec Juliette Bialek, Yanis Bouferrache, Gabriel Dahmani, Valérie Dréville, Vladislav Galard, Pierre-Félix Gravière, Arthur Igual, Charlotte Issaly, Simon Kretchkoff, Frédéric Noaille, Vincent Pacaud, Naïsha Randrianasolo, Lucie Rouxel, Thomas Stachorsky, Manon Xardel

Sylvain Creuzevault examinait dans Edelweiss [France Fascisme], présenté la saison dernière à l’Odéon, le camp de la collaboration française pendant la Seconde Guerre mondiale. Réciproquement, L’Esthétique de la résistance s’intéresse à la résistance intérieure, allemande, au nazisme. Paru en trois tomes de 1976 à 1982, le roman de Peter Weiss suit le parcours initiatique d’un jeune homme en pleine guerre anti-fasciste qui voyage de Berlin à Stockholm en passant par l’Espagne, et, au fil de ses rencontres avec toutes sortes de personnages historiques, dont Bertolt Brecht, se pose la question d’une possible unité communiste. Issu du milieu ouvrier, il se forme en parallèle – et c’est là toute la singularité et la force de l’œuvre de Weiss – à l’analyse des œuvres d’art, pour construire avec ses amis une généalogie de l’art résistant, libéré de toute injonction idéologique. Créé en 2023 avec le Groupe 47 de l’École du Théâtre national de Strasbourg et des membres de la compagnie, ce spectacle est porté par quinze acteurs au jeu échevelé et dantesque. Il se nourrit de l’héritage des théâtres – documentaire, épique, de tréteaux, d’agit-prop, de la commedia dell’arte et du théâtre-récit –, c’est-à-dire de ce que Sylvain Creuzevault appelle “le théâtre des distances, qui présente le monde et les situations humaines comme modifiables”. En adaptant une œuvre où conditions sociales et formes de représentation sont les deux faces d’une même médaille, le metteur en scène questionne l’histoire européenne du point de vue de celle du communisme, et, en ces temps incertains, édifie “une arche contre le déluge”.

Dans la presse + -

 « Il faut courir au Théâtre de l’Odéon, à Paris, où se joue un spectacle hors norme, dans tous les sens du terme. » – Le Monde


« Le spectacle-paysage de Sylvain Creuzevault invite le public à une expérience rare et immersive autour d’un groupe de résistants au nazisme et au stalinisme. » – Libération


« Un spectacle aussi brillant que glaçant sur l'engagement contre la montée du nazisme en Allemagne. » – Les Échos


« En adaptant le roman de Peter Weiss, L’Esthétique de la résistance, Sylvain Creuzevault frappe un grand coup et remet du politique là où il en manque cruellement. » – L'Humanité


« Avec L’Esthétique de la résistance, Sylvain Creuzevault célèbre la puissance de l’utopie. » – Les Inrocks


« Inoubliable voyage au cœur battant et bafoué du XXème siècle. […] Un spectacle aussi important que bouleversant. » – Médiapart


« Après avoir bouclé son cycle dostoïevskien, le metteur en scène condense, avec le même brio, le chef-d’œuvre de Weiss. » – Sceneweb


« Taillé sur mesure par Sylvain Creuzevault pour les élèves du TnS à partir de l'épopée de Peter Weiss, L'Esthétique de la résistance est une réussite ample et passionnante, une réflexion riche sur l'histoire à travers l'art, et vice-versa. » – L'œil d'Olivier


« Une réussite totale […] Saluons surtout l’ensemble de cette troupe de L’Esthétique de la résistancequi nous rappelle notre besoin impérieux de grands textes, à l’heure de l’inquiétude politique. » – Transfuge

Le spectacle affiche complet mais des places sont suceptibles de se libérer le jour de la représentation : inscrivez vous sur place au guichet sur la liste d'attente ouverte 2h avant la séance.