L'Odéon

Stéphane Braunschweig

Stéphane Braunschweig est né en 1964 à Paris. Après des études de philosophie à l'Ecole Normale Supérieure, il rejoint en 1987 l’École du Théâtre National de Chaillot dirigé par Antoine Vitez, où il reçoit une formation théâtrale pendant deux ans.

En 1988, il fonde sa compagnie, Le Théâtre-Machine, avec laquelle il crée ses premiers spectacles. En 1991, au Centre Dramatique National de Gennevilliers, il les réunit en une trilogie intitulée Les Hommes de neige, pour laquelle il reçoit le Prix de la révélation théâtrale du Syndicat de la critique. Il est dès lors un invité régulier du Festival d’Automne à Paris et commence à présenter son travail dans les grandes capitales européennes (Berlin, Londres, Moscou). En 1992, à l’invitation de Stéphane Lissner, il met en scène son premier opéra au Châtelet.

Stéphane Braunschweig est directeur du Centre Dramatique National/Orléans-Loiret-Centre de 1993 à 1998. Il y crée une dizaine de spectacles qui tournent partout en France et sont accueillis dans les plus grands festivals (Automne à Paris, Avignon, Edimbourg, Istanbul, Rome), et il reçoit pour sa version intégrale du Peer Gynt d’Ibsen le prix Georges Lerminier du Syndicat de la critique. Pendant cette période, il est sollicité à l'étranger, pour l’opéra, notamment à Berlin avec son Fidelio dirigé par Daniel Barenboim, mais aussi à Bruxelles et Venise ; et pour le théâtre, il est invité en Angleterre pour un Measure for Measure de William Shakespeare, au Piccolo Teatro de Milan pour un Mercanto di Venezia du même William Shakespeare, à Munich pour un Woyzeck de Büchner qui lui vaut de recevoir le Bayerischer Theaterpreis (meilleur spectacle de théâtre de l’année en Bavière).

Stéphane Braunschweig est directeur du Théâtre National de Strasbourg et de son école de 2000 à 2008. Il y crée une formation à la mise en scène et à la dramaturgie et confirme le statut de carrefour théâtral européen du Théâtre National de Strasbourg. Parmi ses mises en scène marquantes, Brand d’Ibsen en 2005 et Tartuffe de Molière en 2008 sont couronnés par le Prix Georges Lerminier du Syndicat de la critique. Pendant cette période, il met en scène de nombreux opéras au Festival d’Aix-en-Provence, en particulier un Ring de Wagner en co-production avec le Festival de Pâques de Salzbourg et l’Orchestre Philharmonique de Berlin, dirigé par Simon Rattle. Et en décembre 2008, il crée Don Carlo de Verdi pour l'inauguration de la saison de La Scala de Milan. Stéphane Braunschweig est directeur du Théâtre National de la Colline de 2010 à 2015. Il s’entoure d’artistes associés (Stanislas Nordey, Célie Pauthe, Caroline Guiela Nguyen). Parmi ses mises en scène, on peut citer son adaptation de Six personnages en quête d’auteur de Pirandello au Festival d’Avignon et tout dernièrement ses Géants de la montagne du même Pirandello, ses créations de l’auteur norvégien contemporain Arne Lygre, ou encore son Canard sauvage, invité par le Festival Ibsen d’Oslo et repris à la Colline en janvier 2016. À l’opéra, il signe notamment des mises en scène pour l’Opéra-Comique (Pelléas et Mélisande de Debussy) et le Théâtre des Champs-Élysées (Idoménée et Don Giovanni de Mozart, Norma de Bellini).

En janvier 2016, Stéphane Braunschweig est nommé à la direction de l'Odéon-Théâtre de l'Europe.

Stéphane Braunschweig, qui a signé une soixantaine de mises en scène et de scénographies tant au théâtre qu'à l'opéra, est également auteur et traducteur. Il a publié aux éditions Actes Sud un recueil de textes et d’entretiens sur le théâtre intitulé Petites portes, grands paysages, et traduit de l’allemand, de l’italien ou du norvégien des pièces de Büchner, Kleist, Brecht, Pirandello et Lygre.

Ses mises en scènes à l'Odéon :

Franziska de Frank Wedekind, en janvier 1996
Tartuffe de Molière, en septembre-octobre 2008
Soudain l'été dernier, de Tennessee Williams, en mars-avril 2017
Macbeth, de William Shakespeare, en janvier-mars 2018

 

© Carole Bellaïche

Le projet

Un théâtre ouvert sur le monde et au croisement des générations

 

En 1983, Giorgio Strehler définissait ainsi son projet pour l’Odéon-Théâtre de l’Europe : accueillir ou coproduire des spectacles européens pour affirmer «l’identité culturelle des Européens, une identité multiple, complexe, contradictoire et qui pourtant est reconnaissable comme le fil rouge qui tramerait notre histoire».

Aujourd’hui ce «fil rouge» s’impose plus à nous comme une question que comme une évidence : il suffit pour s’en convaincre d’observer les attaques auxquelles l’Union européenne doit faire face de la part des nationalismes de tout bord, les peurs que le terrorisme ne manque pas d’attiser, les positions divergentes des gouvernements européens en matière de politique migratoire, les débats de société sur les questions d’intégration, de laïcité et sur la place qu’il faut donner aux identités communautaires, sans oublier les tensions autour de la protection sociale et du coût du travail... ou même les différences d’un pays à l’autre sur le soutien public à la culture.
L’identité européenne reste pour une part une utopie, mais il est des utopies dont nous avons absolument besoin pour affronter notre réalité, et la faire changer. C’est l’utopie d’une identité qui ne se fonde ni sur la nation ni sur la religion, et qui peut justement naître ici, en Europe, sur le socle de notre histoire commune : précisément car cette histoire est celle de nos affrontements nationaux et religieux, celle aussi de nos passés coloniaux et des totalitarismes les plus inhumains. L’identité européenne ne peut être ni la somme de toutes nos identités nationales, ni leur plus petit dénominateur commun : c’est encore, forcément, une identité à construire, faite de renoncements et d’adhésions, et qui suppose que nous nous connaissions mieux les uns et les autres, et que nous nous connaissions mieux aussi nous-mêmes à travers le regard des autres – ce qui sonne déjà comme une vocation pour le Théâtre de l’Europe.
Si le théâtre européen, avec toutes ses traditions et ses racines diverses, donne pourtant l’image d’un ensemble cohérent et ouvert – comme on l’a éprouvé à l’Odéon depuis Giorgio Strehler jusqu’à Luc Bondy en passant par Lluís Pasqual, Georges Lavaudant et Olivier Py –, c’est bien le signe que nous partageons en Europe une histoire, des valeurs, des modes de vie, qui valent bien que l’on se batte pour que cet espace transnational perdure et continue de garantir paix et dialogues entre nous. N’est-ce pas enthousiasmant de voir, d’un pays à l’autre, les spectateurs non seulement curieux mais réellement réceptifs aux esthétiques les plus variées, et les artistes heureux de subir les influences des autres au point de penser que le métissage peut être source d’une explosion de leur singularité ?

Depuis la fondation du Théâtre de l’Europe et déjà même avant, du temps du «Théâtre des Nations», l’Odéon a joué un rôle déterminant et pour ainsi dire militant dans la défense d’une certaine Europe culturelle. Une Europe toujours ancrée dans son héritage de valeurs issues pour une grande part des idéaux des Lumières et de la Révolution Française, et qui continue de considérer comme un socle la liberté de penser et de croire – mais une Europe aujourd’hui «traversée» par un présent qui l’oblige à questionner sa place dans le monde, à se repenser, et peut-être à se dépasser. Le Théâtre de l’Europe doit être plus que jamais ouvert sur le reste du monde. Certains artistes d’Amérique latine, par exemple, travaillant souvent avec peu de moyens mais avec l’urgence d’une nécessité stimulante, et tissant un dialogue continu avec l’histoire du théâtre européen, ou d’autres du Moyen-Orient ou d’Afrique qui tentent de saisir la réalité mouvante de leurs pays aux frontières de l’Europe, doivent nous intéresser au même titre que les grands maîtres du théâtre européen – et nous décentrer.
Les artistes sont particulièrement sensibles à ces mouvements de l’histoire où tanguent les certitudes et les identités, et c’est leur rôle de partager – sensiblement – leurs interrogations, leurs doutes, leurs visions et leurs émotions face à ce qui arrive au présent. Quiconque est retourné au théâtre dans les jours qui ont suivi les attaques terroristes du 13 novembre a pu éprouver la force que peuvent donner ce partage sensible et le fait de vivre ensemble – tout en les ressentant selon nos différences – ces moments particulièrement vifs. Le théâtre n’est sans doute pas là pour donner des réponses à tout, mais il nous permet de mettre en commun des expériences et des vacillements, et d’éprouver comme une richesse et comme une précieuse dynamique cette diversité émotionnelle qui tisse une société à la fois une et multiple – et rien que cela peut donner de la force et de l’espoir, et du bonheur aux spectateurs.
Nous partageons une Europe traversée par les mêmes questions : la planète, la croissance, la peur de l’avenir, les replis nationalistes, la xénophobie et les haines intercommunautaires, le terrorisme... À quoi ressemblera ce monde que nous préparons pour les générations futures ? Parce qu’ils sont les premiers concernés, les jeunes artistes sont ceux qui ressentent ces questions avec le plus d’acuité, sans pour autant qu’il s’agisse là de questions générationnelles. Au contraire elles nous concernent tous, et nous avons profondément besoin de regarder le monde à travers les yeux de ces jeunes gens.

Dans tous les théâtres que j’ai dirigés, je n’ai eu de cesse de vouloir croiser les regards et de confronter les générations. Bien sûr le Théâtre de l’Europe doit continuer de présenter les spectacles des grandes signatures du théâtre européen. Ce sera le cas cette saison avec Ivo van Hove, Krystian Lupa, Georges Lavaudant, Deborah Warner et Thomas Ostermeier. Mais il doit aussi s’ouvrir à toute une nouvelle génération de femmes et d’hommes, qui sont déjà pour certains les metteur(e)s en scène et les auteur(e)s les plus intéressant(e)s d’aujourd’hui. Les italiens Daria Deflorian et Antonio Tagliarini présenteront ainsi pour la première fois deux spectacles au Théâtre de l’Europe. J’ai aussi souhaité que l’Odéon puisse s’associer avec quatre artistes de cette nouvelle génération que nous retrouverons de saison en saison. Dès novembre, vous pourrez découvrir une installation-performance lointainement inspirée de Macbeth de la brésilienne Christiane Jatahy, et en juin une Médée d’Euripide revisitée par l’australien Simon Stone. Ils créeront la saison suivante des spectacles en français, aux côtés de Caroline Guiela Nguyen et Sylvain Creuzevault, également associés. Pour ce qui est du répertoire, il y aura aussi de la confrontation : des relectures des grandes œuvres du passé à l’aune du monde présent, et des textes d’aujourd’hui qui tentent de se saisir des grandes problématiques de notre temps ou de se mettre tout simplement en résonance avec les structures en mutation de nos psychismes contemporains. Textes et «écritures de plateau» naturellement, puisqu’elles sont au cœur des pratiques théâtrales actuelles : Dom Juan de Molière par Jean-François Sivadier, 2666 de Roberto Bolaño par Julien Gosselin, Un amour impossible de Christine Angot par Célie Pauthe, Songes et Métamorphoses d’après William Shakespeare et Ovide par Guillaume Vincent, Le Radeau de la Méduse de Georg Kaiser par Thomas Jolly, et Soudain l’été dernier, le chef-d’œuvre de Tennessee Williams immortalisé par le film de Mankiewicz mais rarement porté à la scène, et qui sera ma première incursion dans le répertoire américain : une pièce dense et concise comme un diamant noir, qui porte un regard d’effroi sur la sauvagerie qui trame les relations entre les plus puissants et les plus fragiles de ce monde.
Dans la lignée de mes prédécesseurs, je souhaite aussi poursuivre l’ambitieux programme des Bibliothèques de l’Odéon, et ses partenariats avec médias et éditeurs, en y développant des cycles de lectures de nouvelles dramaturgies européennes, ainsi que les débats où résonne l’actualité de questions qui excèdent nos frontières.

Faire partager les plus hautes exigences artistiques et le goût de l’audace à un public toujours plus divers et plus vaste, c’est le sens de notre mission de service public. C’est pourquoi on ne doit cesser d’avoir pour ambition une plus grande mixité sociale, géographique et générationnelle. C’est affaire de programmation naturellement, mais aussi de politique tarifaire et d’accessibilité. Dès le mois de janvier nous proposerons, par exemple, pour les spectacles bénéficiant de séries longues deux avant-premières à moitié prix. Nous veillerons aussi à la présence toujours plus importante du public jeune dans nos salles.
Et puis, ce théâtre que l’on veut ouvert sur le monde doit lutter contre cette image qui colle parfois au théâtre public français d’être trop fermé sur lui-même, ou réservé à un public d’initiés. Cela tient en partie au fait que nos scènes elles-mêmes reflètent faiblement la diversité de la population française. Je souhaite que le Théâtre de l’Europe contribue à faire changer les choses et, sans figer l’art dans d’impossibles quotas, donne un véritable élan vers une meilleure représentation de la diversité sur les plateaux.
Dans un même esprit, ce qui a été initié depuis plusieurs années à l’Odéon en matière d’éducation artistique et d’action sociale (programmes Génération(s) Odéon, Adolescence et territoire(s), etc.) doit être poursuivi et développé pour faire de l’Odéon un acteur inventif de cette «intégration par la culture» qu’on sait primordiale aujourd’hui.

C’est aujourd’hui un immense honneur pour moi de prendre la direction de l’Odéon-Théâtre de l’Europe, et de succéder à Luc Bondy, grand metteur en scène et grand Européen, trop tôt disparu. Dans les temps qui s’annoncent, la mission est belle et difficile : que le Théâtre de l’Europe demeure au premier rang des théâtres où résonnent et se réfléchissent les questions les plus vives du monde où nous vivons – un théâtre où de grands artistes, par l’acuité singulière de leur regard et de leur imaginaire, nous donnent la force et la joie d’y voir plus clair.
Avec sa salle historique au cœur du vieux Paris et ses Ateliers Berthier idéalement situés dans l’espace élargi du Grand Paris, le Théâtre de l’Europe possède tous les atouts pour se situer au croisement des générations et des courants qui font de l’Europe d’aujourd’hui une Europe «traversée», et espérer faire avancer, ne serait-ce que de quelques pas, le rêve européen.

Stéphane Braunschweig

Les artistes associés

Stéphane Braunschweig a souhaité associer quatre artistes à son projet artistique en tant que directeur de l’Odéon-Théâtre de l’Europe : Sylvain Creuzevault, Caroline Guiela Nguyen, Christiane Jatahy et Simon Stone. Trois d’entre eux sont présents dans la saison 18-19. Ils nous parlent ici de leurs spectacles.

Sylvain Creuzevault

Au milieu des Démons, il y a la confession de Stavroguine, un document dans lequel il expose ses crimes. Or ce cœur du texte a été retiré, on ne l’a redécouvert que dans les années 1920. Baudelaire a mis l’art au centre du chaos, Dostoïevski fait le contraire. Derrière le diable dépravé, élégant, il redébusque le démoniaque, le sans-forme. Le chaos au centre de l’art. Et ce chaos – c’est le conseil de ses amis – n’est pas publiable... Cette confession, elle est à la fois un centre et un trou. Un trou noir au mitan de l’œuvre... Ce que je sens, c’est qu’elle doit être – comment dire? calée dans l’entracte. Comme le sabot des saboteurs encogné dans les rouages des machines, elle doit bloquer, casser la communauté théâtrale. Et nous jeter le problème du grand pécheur à la figure avant qu’on ait le temps de le formuler, de le capter à travers le prisme de la sociologie politique ou de la grande Histoire. Comment faire? J’ai des intuitions, mais il est trop tôt pour en parler. En tout cas, Stavroguine et sa confession devront constituer une sorte d’iconostase voluptueuse. Les hommes perdus, ça se trouve; mais presque toujours, seul à seul...

Les Démons, du 21 septembre au 21 octobre 2018, Ateliers Berthier 17e

Caroline Guiela Nguyen

Je ne veux pas de discours sur les gens, je veux les gens eux-mêmes, leur visage, leurs paysages, leur corps, leurs langues. Ce sont eux qui me font entrer en écriture, comme la première fois où j’ai découvert que ma mère parlait un vietnamien qui n’existe plus parce qu’elle avait été obligée de quitter son pays à 11 ans et qu’elle parlait une langue d’apatride. Ou encore comme cet homme d’Indochine qui insulte sa femme vietnamienne parce que l’époque, malgré l’immense amour qu’il a pour elle, l’autorise à penser qu’il y a d’un côté des êtres supérieurs et de l’autre des indigènes. Voilà où est la colonisation, dans le cœur même de ces
êtres humains. Et donc si cela a un sens de nous frotter au passé colonial de la France à travers les destins individuels, tantôt brisés, tantôt rompus, tantôt déplacés et à jamais exilés, c’est celui-là, et seulement celui-là, celui de faire entendre la rumeur insistante des oubliés, des invisibles. C’est comme cela que je veux répondre en tant qu’artiste à cette question: inviter des Vietnamiens, des Français, des Français d’origine vietnamienne à écrire avec nous notre spectacle pour qu’on les voie, qu’on les entende et que notre imaginaire s’enrichisse de leur présence.

Saigon, du 5 au 22 juin 2019, Berthier 17e

Simon Stone

Le théâtre anglais de la Renaissance et ses dramaturges ont révolutionné la représentation en scène de la violence, de la politique et des conflits; les œuvres de cette époque continuent à exercer une profonde influence sur notre culture cinématographique et télévisuelle. Cela étant, dans ces pièces, les femmes sont presque toujours représentées sous le signe de l’exploitation. Elles sont des objets sexuels, victimes d’abus, de viols, de mutilations, privées de leur voix, inévitablement punies pour leur indépendance ou leur force de caractère, échangées comme des monnaies, tuées avec désinvolture, sans autre valeur, au fond, que leur pureté. La Trilogie de la vengeance examine la misogynie qui gît au cœur de nos traditions narratives les plus chéries. Trois drames classiques de la vengeance sont réécrits pour le monde contemporain et racontés par de très grandes comédiennes françaises. Cette troupe de femmes dissèque ces œuvres d’hommes – leur obsession pornographique de la sexualité féminine, leur horreur de l’autonomie féminine, leur panique face à la promiscuité féminine – et elles les restituent dans leur propre langage, pour aujourd’hui.

La Trilogie de la vangeance, du 8 mars au 21 avril 2019, Berthier 17e

A l’Odéon, les artistes associés ont la parole sur scène pendant 4 ans, nous leur avons tendu le micro pour évoquer leur travail. Pourquoi ont-ils été choisis ? Que signifient les décors monumentaux de Caroline Guiela Nguyen et Simon Stone ? Comment Christiane Jatahy repense le rapport entre la scène et la salle ? Finalement, comment raconter le monde d’aujourd’hui sur la scène de l’Odéon quand on est trentenaire ? Suivez ce guide sonore, chez vous avec attention ou sur la route du théâtre : la parole est à ceux qui créent.
Ce podcast a été réalisé par l'équipe du Magasin des Podcasts

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L'équipe

Direction :

Directeur : Stéphane Braunschweig
Administratrice : Bethânia Gaschet
Directeur de la programmation : Didier Juillard
Directeur technique : Luc Tramier
Directrice de la production et des budgets : Margot Chancerelle
Directeur de la communication et des publics : Olivier Schnoering
Directrice adjointe de la communication et des publics : Valérie Six
Directeur du bâtiment et de la sécurité : David Schaal
Directrice des ressources humaines : N.N
Conseiller artistique : Daniel Loayza
Agent comptable : Pierre-Philippe Zemmour
Attachée de direction auprès du directeur et de l'administratrice : Catherine Ferrari

Production :

Directrice de la production et des budgets : Margot Chancerelle
Directrice adjointe de la production : Agnès Ravaud
Administratrice de Production : Margaux Naudet

Mécénat et Développement :

Directrice du mécénat et du développement : Juliette de Charmoy
Chargée de mécénat : Fanny Pelletier
Assistante mécénat : Lucile Zimmermann 

Direction de la communication et des publics:

Directeur de la communication et des publics : Olivier Schnoering

Pôle communication et partenariats

Directrice adjointe de la communication et des publics : Valérie Six
Chargée de publications et de gestion : Sarah Caussé
Responsable des ressources documentaires, webmestre : Juliette Caron
Chargée des contenus numériques : Marie Théry
Maquettiste : Mahawa Kandé
Chargé des invitations : Marc Genuys
Intendant : Noé Outier

Pôle médias :

Responsable du pôle médias : Lydie Debièvre
Chargée de relations médias : Nina Danet

Pôle ventes et marketing :

Responsable pôle ventes et marketing : Nathalie Babault
Responsable billetterie : Louis Delaistre
Chef de projet e-marketing / communication numérique : Myriam Giffard
Attachée au service marketing en charge des abonnements individuels : N.N
Chargés de billetterie : Jean-Michel Fairfort, Claire Picot

Pôle relations publiques :

Chef de projet relations publiques enseignement : Clémence Bordier
Chef de projet relations publiques champ social et handicap : Alice Hervé
Chargée de relations publiques groupes et collectivités : Caroline Polac
Chargée de relations publiques enseignement : Coralba Marrocco

Accueil : 

Chefs du service d'accueil : Sabrina Hamiche, Loris Marti
Responsable de salle : Philippe Chevalier
Contrôleurs : Ahmed Amghane
Hôtes d'accueil : Julien Cosqueric, Laurence Nadal, Christel Papoin, Anne Daubert

Pôle rencontres et débats :

Responsable du pôle : Marylène Bouland

Technique :

Directeur technique : Luc Tramier
Adjointe au directeur technique : Diane Reinhart
Adjointe administrative au directeur technique : Nathalie Feret
Régisseur scénographe : Isabelle Neveux

Régie :

Régisseurs de production : Éric Argis, Brice Le Mestique, Olivier Place
Régisseurs de production adjoints : Pascal Brami, Thomas Braud

Son/vidéo :

Chef de service Son/vidéo : François Gestin
Régisseurs son : Dominique Ehret, Jean-Philippe François, Thierry Jousse
Régisseur vidéo : Maïa Fastinger

Lumière :

Chef service lumière : Jaufré Thumerel
Régisseur principal lumière : Yann Jourdan
Régisseuse lumière : Célia Ithurralde
Chef électricien chargé de la maintenance : Thierry Chalande
Régisseurs lumière : Xavier Baron, Gilles Chaudemanche
Électricien attaché à la maintenance et à la préparation des spectacles : Nicolas Domicile
Électriciens : Marc Bordereau, Jean-Manuel Garcia

Habillement :

Chef du service habillement : Christine Rockstedt
Adjointe : Jennifer Ribière
Chefs d'équipe habillement : Nicolas Dupuy, Alice Gai, Magalie Pichard, Florence Tedeschi, Candice Wehner

Plateau :

Chef du service plateau : Nicolas Jacquard
Régisseur accessoires : Sophie Camus
Chefs machinistes : Claude Cuisin, Jaime De miranda, Dominique Louise
Chefs machinistes adjoints : Pascal Alforchin, David Broutté, Gilles Hollande, Jacques Venturini
Machinistes spécialisés : Nathalie Auvray, Fabrice Charles, Stéphane Ferrand, François Grosz, David Leuillet, Gilles Renaud, Daniel Seglard
Machinistes : Luc Blondeel, Vincent Val, François Zani

Construction :

Chef d'atelier : Faridge Akhounak
Chef constructeur menuiserie : N.N.
Chef constructeur serrurerie : Patrice Notaise
Chef décorateur : David Richard
Machinistes constructeurs : Sylvain Letourneur, Jésus Valseca Martin Bâtiment,

Sécurité :

Directeur du bâtiment et de la sécurité : David Schaal
Adjointe au directeur du bâtiment et de la sécurité : Clémentine Wika
Attachée de direction : Laure Legoff
Chefs de la sécurité incendie : Djamel Abes, Malik Djebli
Agents de sécurité : Gilbert Francillonne, Abdramane Traoré, Mokram Zamouri
Électricienne de maintenance : Valérie Poulain
Ouvrier tout corps d'état : Jean-Yann Aure
Employé bâtiment : Jean-Pierre Paulmier

 

Systèmes d'information :

Responsable des systèmes d'information : Sylvain Cardine

Ressources Humaines :

Directrice des ressources humaines : Nathalie Marilliez
Adjoint : Renaud Vedel
Responsable ressources humaines : Hélène Debure
Chargée des ressources partagées : Brigitte Pfeiffer
Assistante administrative du comité d'entreprise : Blanca Letelier

Agence comptable :

Agent comptable : Pierre-Philippe Zemmour
Chef comptable − adjoint à l'agent comptable : Valentin Toulza
Adjoint au chef comptable : Pascal Lelièvre
Responsable paie : Jean-Pierre Courty
Chef de section comptable : Anne-Laure Heurtevent
Comptables : Catherine Meyronin, Stéphane Tourtelier

Le théâtre de l'Europe

“L’identité culturelle des Européens est une identité multiple, complexe, contradictoire et qui pourtant est reconnaissable comme le fil rouge qui tramerait notre histoire.”
Giorgio Strehler

 

Les collaborations et les tournées internationales de l’Odéon

Outre l’accueil de nombreuses productions étrangères sur ses deux scènes, l’Odéon est partenaire et coproducteur de nombreux spectacles produits au niveau européen, comme cette saison le spectacle polonais Le Procès, mis en scène par Krystian Lupa. Les productions et coproductions des artistes associés à l’Odéon sont également présentées dans de nombreuses villes européennes et au-delà de l’Europe en 2018 et 2019. Les Trois Sœurs de Simon Stone à Turin, Anvers; Ithaque de Christiane Jatahy à Lisbonne, Bruxelles, Athènes; L’École des femmes mis en scène par Stéphane Braunschweig à Liège; Saigon de Caroline Guiela Nguyen à Amsterdam, Braunschweig, Stockholm, Hô-Chi-Minh-Ville, Rome, Vilnius, Minsk.

 

Mitos 21

L’Odéon fait partie de cette association européenne, regroupant certaines des institutions théâtrales européennes les plus importantes. Son objectif principal est de favoriser la rencontre et l’échange entre professionnels du théâtre en Europe, et de travailler ensemble sur des thématiques communes en mettant en perspective les savoir-faire.
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La Route européenne des théâtres historiques

L’Odéon s’inscrit au côté de 120 théâtres partenaires à travers toute l’Europe dans “La Route des théâtres historiques”. Douze itinéraires touristiques regroupant chacun une dizaine de salles remarquables vous sont proposés.
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Surtitrages

L’Odéon affirme sa mission européenne : dans le 6e arrondissement à partir d’octobre, le spectacle est surtitré en anglais chaque dernier samedi du mois et en français chaque dernier vendredi du mois.

Représentations surtitrées en français chaque dernier vendredi du mois
L’École des femmes, vendredis 30 novembre et 28 décembre
Les Idoles, vendredi 25 janvier
Le Pays lointain, vendredi 29 mars
Un ennemi du peuple, vendredi 31 mai

Représentations surtitrées en anglais chaque dernier samedi du mois
L’École des femmes, samedis 24 novembre et 29 décembre
Les Idoles, samedi 26 janvier
Am Königsweg [Sur la voie royale], samedi 23 février
Un ennemi du peuple, samedi 25 mai

Spectacles en langue étrangère, surtitrés en français
Proces [Le Procès], en polonais
Love, en anglais
Am Königsweg [Sur la voie royale], en allemand

L'histoire

De 1782 à aujourd’hui, découvrez l’histoire du Théâtre national de l’Odéon. Un parcours illustré d'images ou de vidéos peu connues pour comprendre le destin du Théâtre-Français voulu par Louis XV, devenu Second-Théâtre Français, Théâtre de France, Théâtre de l'Europe...

Si la frise historique ne s'affiche pas sur votre navigateur, ou si vous avez du mal à la lire, vous pouvez en télécharger ici le texte au format pdf.

 

Les lieux

L’Odéon-Théâtre de l’Europe a été édifié en 1782 par les architectes Peyre et de Wailly et reconstruit à deux reprises après les incendies de 1799 et 1818. Il s’agissait alors du premier édifice parisien monumental entièrement voué à l’art théâtral. La salle à l’italienne, la plus grande de Paris à l'époque, pouvait loger 1913 places ; elle en compte 800 aujourd'hui. L'Odéon est classé en totalité monument historique depuis le 7 octobre 1947.
En mai 2005, les Ateliers Berthier sont devenus officiellement la deuxième salle de l'Odéon-Théâtre de l'Europe.

L'extérieur

Le Théâtre de l'Odéon, qui a ouvert ses portes en 1782, est le plus ancien théâtre-monument de Paris. Le bâtiment se distingue par l'austérité de ses formes cubiques, par sa massivité et par son ordre dorique, auquel les deux architectes avaient donné une justification : c'est l'ordre d'Apollon, le chef des muses. Le caractère monumental de l'édifice est une réminiscence de la grandeur des monuments de l'Antiquité grecque...

Il a été construit, sur les anciens terrains de l'hôtel de Condé, par les architectes Charles de Wailly (1730-1798) et Marie-Joseph Peyre (1730-1785), représentants du style néoclassique, qu'ils vont contribuer à populariser.

Des arches, de chaque côté de la façade, conduisaient alors aux bâtiments qui flanquent le théâtre, de l'autre côté de la rue, ancrant le bâtiment dans son environnement. Elles ont été démolies en 1833, l'État ayant décidé de se défaire des immeubles attenants.
Une arcade fait le tour de l'édifice. Jusqu'à la dernière guerre, des bouquinistes tiendront boutique en-dessous.

Le vestibule

A l'intérieur, un vestibule carré, planté de colonnes d'ordre "dorique toscan", s'ouvre à deux escaliers symétriques et monumentaux. Les deux incendies de 1799 et 1818 ont épargné la partie avant du bâtiment, séparée de la salle par un mur épais en maçonnerie : vestibule, escaliers, foyer du public.

À l'origine le plafond du vestibule était percé en son centre d'une ouverture qui en permettait l'éclairage zénital. Mais cette ouverture fut bouchée dès 1783, un an après l'inauguration, lors de la création du foyer du public qui surplombe le vestibule.

Le foyer du public

L'état actuel du foyer du public est à peu de chose près celui d'origine...

En 1783, un an après l'ouverture du théâtre, ce foyer est créé au dessus du vestibule (le foyer du public se trouvait à l'inauguration placé latéralement, à l'est de la salle).
Une cheminée "à l'égyptienne", flanquée de deux sphinges, est installée. Le sculpteur Caffieri réalise quelques sculptures décoratives pour le dessus des portes : des petits génies tenant des emblèmes mythologiques. Le buste de Molière sculpté par Houdon ornait alors le dessus de la cheminée (il se trouve actuellement au musée des chateaux de Versailles et de Trianon). À sa place se trouve aujourd'hui un buste en bronze représentant André Antoine, par Aslan (1949).

La plupart des sculptures qui ornaient le foyer en 1783 furent déménagées dans la salle Richelieu en 1799, après le premier incendie. Tel fut également le sort de la fameuse statue en marbre blanc représentant Voltaire assis, également par Houdon, qui accueillait les spectateurs dans le vestibule (il avait été offert par Mme Denis à la Comédie Française).



Les cariatides qui se dressent en ronde au-dessus du centre du foyer datent, elles, de la restauration qui a suivi le 2e incendie, en 1818.
Les grandes sculptures (Racine et Corneille, La Comédie et la Tragédie), tout comme les tableaux qui ornent actuellement le foyer, datent de la direction de Félix Duquesnel, autour de 1875.

La salle

La salle, de plan circulaire à l'origine, en ellipse depuis la restauration de Chalgrin en 1808, est la première salle parisienne à prévoir des bancs pour asseoir les spectateurs du parterre. Elle peut contenir 800 spectateurs, depuis sa restauration et sa réouverture en 2006.

Blanche à l'origine, la salle fut bleue, feuille morte, et rouge "Comédie-Française" après la deuxième guerre mondiale, du temps de la "salle Luxembourg", couleur encore en place aujourd'hui.

 

Détails de la salle

La restauration du théâtre (2003-2006) a permis de modifier le rapport scène-salle. Pour les besoins de la scénographie contemporaine, et pour simplifier l'accueil des spectacles venus d'autres théâtres, il a été décidé de mettre la scène à l'horizontale (et au niveau de la rue, pour faciliter l'entrée des décors). En contrepartie, la pente du parterre a été nettement amplifiée.

Le plafond d'André Masson

Le plafond actuel (1965), d'André Masson, est élaboré autour du thème central d'Apollon-soleil, et de différentes figures de la tragédie et de la comédie.

Il remplace celui peint par Jean-Paul Laurens en 1888.

photo Thierry Depagne / une œuvre d'André Masson, 1965 © ADAGP, Paris 2014

André Masson a repris autour du thème central d'Apollon-Soleil (le héros arrachant le coeur solaire de l'aigle), les figures de la Comédie et de la Tragédie : Eschyle (Agamemnon), Aristophane (Lysistrata), Shakespeare (Les Joyeuses commères de Windsor et Falstaff), Kleist (Penthésilée), Claudel (Tête d'or) ; et enfin trois colosses exprimant les trois attitudes fondamentales de la vie : la jubilation, la douleur et la méditation.

Le Salon Roger Blin

Le Salon Roger Blin, à l'origine un petit foyer, ouvert sur le grand foyer du théâtre, créé à la fin du XIXe siècle, transformé en 1967 par Jean-Louis Barrault en tout petit laboratoire de théâtre, est aujourd'hui un espace de lectures et de rencontres. Il abrite aussi la librairie du théâtre.

Le Salon Roger Blin, sa scène
En 1967 Jean-Louis Barrault avait fait transformer cet espace presque muséal (il abritait une collection de tableaux et de bustes) en un « laboratoire pour textes inédits, un théâtre intime pour création d'oeuvres nouvelles ».
Cette toute petite salle, baptisée Petit-Odéon, puis en 1984 Salle Roger Blin, saura trouver un public curieux, à l'affût des nouveautés.
Durant les années 70, Jean-Pierre Miquel en supervisera la programmation.
Y seront créés nathalie Sarraute, Carol Berstein, Sam Shepard, François Billetdoux, Bernard-Marie Koltès, Jean-Luc Lagarce, Heiner Müller, Dea Loher, et bien d'autres.
Depuis 1967 l'espace a été repeint en noir, la structure des gradins modifiée à plusieurs reprises au gré des mises aux normes de sécurité.

Pourtant lors de la dernière campagne de travaux (2002 - 2006), l'architecte a décidé la remise en l'état du foyer public originel : en effet cette salle ne pouvait plus accueillir de spectacles, les travaux lui faisant perdre ses coulisses.

En septembre 2009, cet espace a été à nouveau baptisé Salon Roger Blin, reprenant le nom qui avait été attribué à cette salle en 1984 puis abandonné, et marquant ainsi la présence dans les murs de l'Odéon d'un immense artisan du théâtre aux côtés de Serreau, Gémier et Barrault.

photo © Thierry Depagne - 18 juin 2008
 

Les Ateliers Berthier

. Accès à la salle (informations pratiques)
. Informations techniques.

Entrepôt de décors de spectacle construit en 1895 par Charles Garnier pour l'Opéra de Paris (dont il est l'architecte) et prolongé dans les années 50, la salle des Ateliers Berthier, située boulevard Berthier, Paris 17e, a été transformée en édifice public en janvier 2003, pour servir de salle provisoire à l'Odéon durant les travaux de sa salle historique, entre 2002 et 2006.
En mai 2005, les Ateliers Berthier sont devenus officiellement la deuxième salle de l'Odéon-Théâtre de l'Europe, avec une capacité de 480 spectateurs.

En 2015, le Théâtre de l’Odéon a profité de la trêve estivale pour engager des travaux sur le site des ateliers Berthier afin de moderniser les équipements techniques et de faciliter l’accueil du public dans les espaces de réception.
La salle de spectacle a été équipée d’un gril, en vue d’améliorer les conditions de montage et de sécurité. afin de gagner en hauteur scénique, le gril s’étend désormais à 12,80 mètres de hauteur sur quasiment toute la surface de la salle, 13 mètres de large sur 31 mètres de long. Sous ce gril, des porteuses déplaçables, ou barres mobiles sur lesquelles les décors et les lumières sont accrochés, ont été suspendues et reliées à un système de pilotage central, facilitant les installations scéniques.

Encourager la création c’est aussi donner les moyens de leurs ambitions aux metteurs en scène qu’accompagne l’Odéon-Théâtre de l’Europe. Grâce aux ateliers de décors et à ses artisans, les artistes peuvent concevoir des scénographies ambitieuses et novatrices.
Les travaux engagés aux ateliers Berthier ont également permis de remanier les espaces d’accueil du public. les circulations ont été revues. un voile de béton a été abattu au fond de l’espace librairie, de façon à ouvrir un nouvel accès au café de l’Odéon. l’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite a été améliorée. Ces changements permettent de fluidifier les accès aux différents lieux de vie, de la librairie au café, dont le bar et les comptoirs ont été remis aux normes, jusqu’à la grande salle.